Cet homme "était chargé de fermer la cathédrale vendredi soir et les enquêteurs voulaient préciser certains éléments de l'emploi du temps de cette personne", a déclaré à l'AFP Pierre Sennès.

Les enquêteurs souhaitent également entendre cet homme "sur les conditions de fermeture de la cathédrale", a ajouté le procureur.

Le magistrat a souligné que "toute interprétation qui pourrait impliquer cette personne dans la commission des faits est prématurée et hâtive". "Il faut rester prudent quant à l'interprétation de cette garde à vue, c'est une procédure normale", a-t-il encore dit.

Interrogé sur les premiers éléments de l'enquête, le procureur a confirmé l'arrivée samedi après-midi des experts incendie du laboratoire de police scientifique et technique.

Toutefois, ils attendaient encore le feu vert des pompiers pour accéder à la plateforme où se trouvait le grand orgue, qui a été détruit par les flammes samedi matin. "On espère le faire dans la journée", a indiqué M. Sennès.

L'incendie qui a touché la cathédrale gothique de Nantes, déjà ravagée en 1972 par un incendie brulant sa charpente, a causé un grand émoi samedi, plus d'un an après le feu à Notre-Dame de Paris.

Le Premier ministre Jean Castex, accompagné de deux ministres, s'est rendu samedi après-midi à Nantes, rendant hommage "au dévouement et au très grand professionnalisme de la grosse centaine de sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés dès le début du sinistre et qui l'ont géré avec une efficacité remarquable".