Les jeunes doivent être répartis entre les pays de l'UE qui se rallieront à cette initiative franco-allemande, a expliqué la même source, ajoutant que des détails doivent être annoncés plus tard dans la journée par la chancelière, dont le pays préside actuellement l'Union européenne. 

Le nombre de 400 est "un ordre de grandeur", qui doit encore être confirmé par les autorités grecques, a-t-elle encore précisé. A Bruxelles, la Commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson a de son côté confirmé des "discussions en cours" entre Etats membres de l'UE à propos des 400 mineurs non accompagnés, qui ont été transférés mercredi soir de Lesbos sur le continent. 

Des milliers de migrants sur l'île grecque de Lesbos se sont retrouvés mercredi sans abri après un énorme incendie qui a ravagé au petit matin Moria, le plus grand et sordide camp de réfugiés de Grèce, où ils s'entassaient. Dans la matinée, le chef de l'Etat français avait déjà déclaré avoir eu des échanges avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre grec. "Nous souhaitons, l'Allemagne, la France mais aussi avec plusieurs autres pays européens, en lien avec la commission européenne, être au rendez-vous de la solidarité", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Ajaccio en Corse. "Nous essayons d'engager le maximum de pays européens pour accueillir des réfugiés, en particulier des mineurs", a-t-il précisé. 

La "catastrophe" de Moria, comme l'a qualifiée l'Allemagne, a provoqué un élan de solidarité dans le pays et a relancé le débat sur l'accueil des demandeurs d'asile en Europe, au sujet du quel les pays de l'UE se déchirent. Ce débat intervient cinq ans presque jour pour jour après la "crise" des migrants de 2015 lorsque la chancelière allemande avait décidé d'ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de migrants, fuyant notamment la guerre civile en Syrie.