A Paris, durant la nuit de lundi à mardi, de vives tensions ont éclaté et se sont poursuivies durant la journée, ce 14 juillet. Jet de pétards et d'objets en tout genre, scènes de violence. La situation était très tendue en marge de la manifestation du personnel soignant et des Gilets Jaunes qui réclament plus de moyens pour les hôpitaux publics au gouvernement. Sur des vidéos qui circulent sur Twitter, on peut même voir des policiers se faire agresser.



D'autres villes sous tension

A Lyon, à la veille de la fête nationale, pétards, tirs de mortiers et de feux d'artifice ont eux aussi retenti dans tous les quartiers est de la ville. Ce genre d'incidents s'était déjà produit à plusieurs reprises à Lyon. "Il s'agit de petits groupes de jeunes individus, voire parfois une seule personne, qui s'amusent avec des pétards et feux d’artifice. Il n'y a pas d'atteinte à l'intégrité des biens ou des personnes, mais nous sommes face à un problème de tranquillité publique qui n'est pas agréable", confiait un gendarme à Lyon Capitale début juillet.

Mais la nuit dernière, les événements ont pris une toute autre tournure. En plus des détonations, plusieurs incendies de poubelles, de scooters et sur les rails de tram ont également été signalés. Les pompiers et la police sont rapidement intervenus pour rétablir la situation. Ce soir, la police lyonnaise prévoit une brigade renforcée en vue de nouveaux débordements en ce 14 juillet.



A Nanterre, un bus et un gymnase ont été incendiés et totalement détruits durant la nuit passée. En cause, un tir de feu d’artifice qui a enflammé une bâche d’étanchéité posée sur le toit du gymnase. Heureusement, l'incident n'a fait aucun blessé. A Evreux en Normandie, plusieurs incidents ont également été rapportés. Au total, quelques 30.000 policiers ont dû être déployés à travers la France la nuit dernière afin de ramener le calme.