Les inscriptions ont été découvertes vendredi sur le centre de la mémoire de ce village où le 10 juin 1944, la division SS Das Reich a tué 642 villageois, a raconté le président du centre, Fabrice Escure, à l'AFP. "C'est l'indignation générale", poursuit-il.

Une photo montre la façade du centre de la mémoire, avec le mot "martyr" rayé à la peinture blanche, une bâche bleue couvrant le reste de l'inscription.

"Qu'on barre le mot martyr, qu'on mette menteur et le nom d'un révisionniste à la place, vous comprenez que nous sommes choqués", a ajouté le maire d'Oradour-sur-Glane, Philippe Lacroix.

Une plainte a été déposée samedi matin, a fait savoir Fabrice Escure et une enquête est en cours.

Le 10 juin 1944, les Allemands avaient rassemblé les hommes dans les granges du village et les avaient fusillés. Ils avaient regroupé femmes et enfants dans l'église avant d'y mettre le feu.

Le président français Emmanuel Macron a promis samedi que "tout sera fait" pour poursuivre les auteurs des tags.

Le chef de l'Etat "condamne avec la plus grande fermeté cet acte inqualifiable. Il apporte tout son soutien au maire et à la commune. Il leur assure que tout sera fait pour que les auteurs de cet acte soient traduits en justice", a communiqué l'Elysée.

"Souiller ce lieu de recueillement, c'est aussi salir la mémoire de nos martyrs", regrettait vendredi soir le Premier ministre Jean Castex.

Le centre de la mémoire, qui explique aux visiteurs des ruines du village martyr - environ 300.000 personnes chaque année - le contexte du massacre, est resté ouvert.