"L'UE condamne dans les termes les plus forts cette exécution", a déclaré un porte-parole de la Commission européenne, Peter Stano, dans un communiqué.

"Les droits de l'homme restent un élément central de notre engagement avec l'Iran. Nous continuerons à dialoguer avec les autorités iraniennes sur cette question, notamment par l'intermédiaire de la représentation locale de l'UE à Téhéran, ainsi que sur des cas individuels tels que cette récente exécution", a-t-il ajouté.

"L'UE est opposée à la peine de mort en toutes circonstances et dans tous les cas sans exception", a rappelé M. Stano. "Il s'agit d'un châtiment cruel et inhumain, qui n'a aucun effet dissuasif et qui représente un déni inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines", a-t-il estimé.

L'organisation de défense des droits humains Amnesty International avait dénoncé samedi l'exécution "secrète" de Navid Afkari, la qualifiant de "parodie de justice" après un procès "manifestement inéquitable".

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'était également indigné contre cette exécution "cruelle".

Le hashtag en persan #Navid_Afkari avait été largement partagé sur Twitter pour soutenir le jeune homme et s'opposer à son exécution.