Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini a commandé mardi un rapport sur la présence de camps roms sur le territoire, en vue de les fermer.

Matteo Salvini, qui est aussi vice-Premier ministre et le chef de la Ligue (extrême droite), a demandé aux préfets de rédiger "un rapport sur la présence des Roms, Sinté (manouches) et Caminanti (nomades)", a annoncé le ministère dans un communiqué.

"L'objectif est de vérifier la présence de camps illégaux pour établir un plan d'expulsion", a-t-il expliqué, ajoutant que les préfets avaient deux semaines pour réaliser ce rapport.

Les Sinté et les Roms sont des groupes ethniques traditionnellement itinérants qui vivent en Europe depuis des siècles.

Le Conseil de l'Europe estime entre 120.000 et 180.000 le nombre de Roms, Sinté et Caminanti présents en Italie, soit une des proportions les plus faibles de la population parmi les pays européens.

En Italie, plus de la moitié ont la nationalité italienne, un emploi et un logement réguliers, mais leur intégration sociale est difficile et les manifestations hostiles à leur encontre sont fréquentes.

Selon un rapport de 2017 de l'association 21 Juillet, qui s'occupe des droits des Roms et des Sinté, 26.000 Roms, Sinté et Caminanti vivaient dans des logements ou des campements d'urgence.