Un accord révisé sur le Brexit a été atteint jeudi entre les négociateurs européens et britanniques, a indiqué peu avant midi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. "Là où il y a de la volonté, il y a un accord - nous en tenons un! C'est un accord équilibré et juste pour le Royaume-Uni et l'UE. Il démontre notre engagement à trouver des solutions. Je recommande au Conseil européen de l'approuver", a tweeté M. Juncker.

Le texte agréé par les deux parties devrait rapidement être transmis aux dirigeants de l'UE, afin qu'ils puissent l'étudier et éventuellement l'approuver dès ce jeudi après-midi lors de leur sommet à Bruxelles.

Après l'annonce de cet accord, le négociateur de l'UE Michel Barnier a tenu une conférence de presse. Il a déclaré que l'accord pouvait être soutenu dès ce jeudi après-midi par les membres du Conseil européen. Il a évoqué "quelques éléments nouveaux, en particulier sur la frontière irlandaise et la déclaration politique" mais un accord ans l'ensemble "sans réelle surprise."

Si cet accord passe la rampe du Conseil européen, il devra ensuite être ratifié par les parlements britannique et européen.

Le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, qui a salué la conclusion du 'deal' a d'ores et déjà appelé la Chambre des communes à le soutenir.

"Le parlement doit réaliser le Brexit ce samedi de façon à ce que nous puissions nous consacrer à d'autres priorités telles que le coût de la vie, les soins de santé, la criminalité grave et notre environnement", a-t-il lancé sur Twitter.

L'incertitude règne par contre toujours quant à l'attitude que compte adopter le parti unioniste nord-irlandais DUP, qui fait partie de la coalition parlementaire du gouvernement Johnson. En matinée, cette formation avait affirmé qu'elle s'opposerait aux propositions de compromis en l'état. Elle a réaffirmé cette position dans la foulée de l'annonce de l'accord.

En cas de feu vert du Conseil et du parlement britannique, l'hémicycle européen pourrait lui se prononcer dès la semaine prochaine sur l'accord, ouvrant alors la voie à la sortie du Royaume-Uni de l'UE le 31 octobre.