Le président sortant de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a jugé mardi sur la BBC que la proposition du chef de l'opposition britannique, le travailliste Jeremy Corbyn, de négocier un nouvel accord de sortie de l'Union européenne n'était pas "réaliste".

Dans la perspective des législatives du 12 décembre au Royaume-Uni, déclenchées pour sortir le Brexit de l'impasse, le Premier ministre conservateur Boris Johnson fait campagne pour l'accord de sortie de l'UE qu'il a décroché le mois dernier à Bruxelles, espérant obtenir une majorité nette au Parlement pour pouvoir le mettre en oeuvre.

Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn promet quant à lui qu'en cas de victoire, il négocierait un nouvel accord de sortie avec l'UE, qu'il soumettrait à un nouveau référendum avec comme alternative le maintien dans le bloc européen.

"Je ne serai plus en fonctions", "ce sera à la prochaine Commission de décider si oui ou non il y a une marge de manoeuvre pour un nouvel accord", mais "honnêtement, je ne pense pas que ce soit une approche réaliste", a déclaré Jean-Claude Juncker dans une interview à la BBC.

Reporté trois fois, le Brexit est désormais prévu au 31 janvier 2020. Selon Jean-Claude Juncker, le Royaume-Uni aura bien quitté bien l'UE à cette date: "C'est une trop longue histoire qui doit avoir une fin", a-t-il déclaré.

Le départ de Jean-Claude Juncker de la tête de la Commission était prévu le 31 octobre, mais l'Allemande Ursula von der Leyen, qui doit lui succéder, a vu sa prise de fonction différée d'au moins un mois en raison des difficultés à former son équipe.