L'ancien souverain de 82 ans, visé par une enquête pour corruption, "n'est pas entré sur le territoire dominicain, contrairement à certaines affirmations selon lesquelles il serait arrivé tôt mardi", a déclaré Mariela Caamaño, porte-parole des services de migration.

"L'ex-roi a séjourné pour la dernière fois dans le pays du 28 février au 2 mars de cette année", a-t-elle ajouté.

Le ministère dominicain des Affaires étrangères a, pour sa part, dit à l'AFP n'avoir "aucune information" quant à un éventuel séjour de Juan Carlos dans ce pays des Caraïbes.

En début de journée mardi, le quotidien espagnol ABC avait assuré que Juan Carlos était déjà sur place. El Mundo et La Vanguardia avaient emboîté le pas, disant qu'il avait l'intention de résider quelque temps chez des amis en République dominicaine.

La chaîne de télévision dominicaine Canal de Noticias a cependant assuré mardi après-midi que Juan Carlos "se préparait" à visiter la République dominicaine qui "est en train de réaliser les préparatifs pour son arrivée".

Un autre journal espagnol, El Confidencial, affirme, lui, que l'ex-roi se trouve au Portugal.

Dans tous les cas de figure, le Palais royal s'est refusé à commenter ces spéculations.

Lundi, le Palais avait rendu publique la lettre de Juan Carlos à son fils, le roi Felipe VI, dans laquelle il annonçait sa décision de s'éloigner de l'Espagne afin de l'aider à "exercer ses responsabilités".

Juan Carlos avait abdiqué en juin 2014 en raison de scandales, mais ceux-ci le poursuivent.

La justice suisse enquête sur une commission de 100 millions de dollars qu'il aurait touchée de l'Arabie saoudite sur un compte en Suisse en 2008.

La Cour suprême espagnole a annoncé en juin l'ouverture d'une enquête pour établir si des délits ont été commis et s'ils pouvaient être imputables à l'ancien souverain, mais uniquement pour des faits commis depuis son abdication. Il était couvert jusque-là par l'immunité royale.