"Le président va au contact, sans filtre", et "dans 99,99% des cas, ça se passe très bien", a souligné M. Attal sur Europe 1.

Et "évidemment que ces déplacements vont se poursuivre: le président va rester au contact des Français", car "il serait totalement incompréhensible que les Français soient privés d'un contact avec le président de la République parce qu'il y a un individu isolé qui a voulu s'en prendre" à lui, a estimé M. Attal.

En déplacement mercredi au marché international de Rungis (Val-de-Marne) pour marquer la réouverture des salles de restaurants, le Premier ministre Jean Castex, "engagé dans la campagne" des élections régionales, s'est montré lui aussi catégorique: "Nous continuons, et nous continuerons plus que jamais, à aller à la rencontre des Français (...) Nous ne nous détournerons en aucune manière de notre lien direct avec la population française".

"Le gouvernement et son chef sont engagés dans la campagne, c'est tout à fait normal, ils n'ont pas à se dérober, je ne me suis jamais dérobé dans l'exercice de mes attributions, ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer", a-t-il affirmé.

Dénonçant "des comportements isolés tout à fait condamnables", il a dit sa "conviction que ce n'est pas forcément ceux qu'on entend le plus, qui se manifestent de la façon la plus spectaculaire ou la plus véhémente, qui représentent le bon sens de l'immense majorité de nos concitoyens, qu'on n'entend pas mais qu'il ne faut surtout pas oublier", car "c'est eux qui tiennent le pays et c'est pour eux qu'on travaille".

"La violence dans une société démocratique, la haine, l'exclusion, ne seront jamais une solution, ne pourront jamais être acceptées", a-t-il insisté.


Mardi, il en avait appelé devant les députés "à un sursaut républicain", estimant que "nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie".

"Je visais une ambiance un peu délétère qui fait le lit de tous ces mouvements", a-t-il expliqué mercredi.

Pensait-il à l'extrême droite ? "Chacun se reconnaîtra". "Mon rôle c'est d'apaiser, rassurer, fédérer (...) pour qu'on sorte plus forts de cette crise; il y en a au contraire dont l'objectif c'est de tirer profit de ce qu'une crise affaiblit, fragilise, pour au contraire diviser. Ça ne marchera pas", a-t-il promis.

Emmanuel Macron a été giflé mardi par un homme poussant le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis!" lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage (Drôme), une première pendant son quinquennat qui a suscité l'indignation générale même si lui a tenté de relativiser "un fait isolé" commis par "des individus ultraviolents". "C'est de la bêtise. Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable", a-t-il ensuite tancé.