Mercredi, le ministère avait déjà comptabilisé 642 nouveaux cas par rapport à mardi, confirmant la courbe ascendante des nouveaux cas dans la péninsule.

"Nous ne sommes pas dans une position aussi mauvaise que la France et l'Espagne, mais la situation actuelle n'est pas satisfaisante", a estimé le professeur Massimo Galli, responsable du département des maladies infectieuses au prestigieux hôpital Sacco à Milan, cité par le site du journal La Repubblica.

Interrogé sur les raisons de cette hausse des cas, le Pr Galli, une sommité en Italie, estime que "la fin du confinement s'est traduite par un sentiment excessif de fausse sécurité". "Nos devons faire attention, sinon nous allons nous retrouver face à une situation extrêmement difficile", a-t-il mis en garde.

"Les voyages sont aussi une source de problèmes. Je ne veux pas avoir l'air de celui qui en a après les jeunes, mais certains épisodes m'ont frappé, par exemple celui de ces neuf jeunes rentrés (positifs, ndlr) de Croatie. Tous les jours nous recevons des signalements de ce type", a-t-il déploré.

"Cela dit, je ne crois pas que ce soient seulement les retours de vacances qui font monter les chiffres (...) Il faut aussi faire attention à ce qui se passe chez nous, le virus circule toujours", a-t-il nuancé.

Les régions enregistrant le plus grand nombre de nouveaux cas sont la Vénétie (nord, +159), la Lombardie (nord, +154) et le Latium (région de Rome, +115).

Contrairement à la première vague du virus dans la péninsule, qui s'était concentrée sur le nord du pays et avait conduit le gouvernement à ordonner en mars un confinement de plus de deux mois, c'est tout le territoire national qui est cette fois-ci concerné. Aucune région italienne n'est épargnée.

Selon le bilan du ministère, six personnes sont décédées au cours des dernières 24 heures, portant à 35.418 le nombre de morts depuis le début de la pandémie, pour un total de 256.118 cas.