L'élection présidentielle organisée dimanche n'a été "ni libre, ni équitable", affirment les 27. "Le peuple du Belarus mérite mieux", ajoutent-ils.

Les 27 pays membres de l'UE dénoncent une "violence disproportionnée et inacceptable de la part des autorités de l'État". Ils exigent la fin de la répression et la "libération immédiate et sans condition toutes les personnes détenues".

"Nous procéderons à un examen approfondi des relations de l'UE avec la Biélorussie. Il pourrait s'agir, entre autres, de prendre des mesures contre les responsables des violences observées, des arrestations injustifiées et de la falsification des résultats des élections", précisent les 27 pays.

L'opposante Svetlana Tikhanovskaïa a contesté la victoire proclamée d'Alexandre Loukatchenko. Elle a été contrainte de se réfugier en Lituanie.


L'Union européenne a appelé les dirigeants politiques biélorusses à "engager un dialogue véritable et inclusif avec la société au sens large afin d'éviter de nouvelles violences".

L'évolution de la situation a été jugée "très sérieuse" mardi par le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Le Belarus sera à l'ordre du jour de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE organisée les 27 et 28 août à Berlin.

Les ministres pourront préparer des décisions pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernements programmé les 24 et 25 septembre à Bruxelles.

Le Bélarus est toujours sous le coup d'un embargo sur les ventes d'armes et de matériel pouvant être utilisé pour la répression et quatre personnes sont encore interdites de séjour dans l'UE, leurs avoirs y étant par ailleurs gelés. L'unanimité des 27 est nécessaires pour l'adoption de nouvelles sanctions.