L'UE, par la voix du président du Conseil européen Charles Michel, appuie la demande et appelle au "retour immédiat aux négociations". "Les informations concernant les hostilités au Nagorny Karabakh sont la source des plus graves inquiétudes", a indiqué Charles Michel sur Twitter. "L'action militaire doit cesser, de toute urgence, pour empêcher toute escalade (de la violence). Un retour immédiat aux négociations, sans conditions préalables, est la seule voie possible".


Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Paris, "avec ses partenaires russe et américain, réitère son engagement en vue de parvenir à un règlement négocié et durable du conflit" dans cette région, "dans le respect du droit international".

De violents combats ont éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes de la région du Nagorny Karabakh soutenus par l'Arménie, faisant des morts civils et militaires. La présidence de la région séparatiste du Nagorny Karabakh, soutenue par l'Arménie, a décrété "la mobilisation générale" en réponse à une offensive d'ampleur de l'Azerbaïdjan dimanche. "J'exhorte tout le personnel à se présenter aux commissariats militaires", a déclaré sur Facebook le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

Un conflit majeur impliquant Erevan et Bakou pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie.

Le Kremlin, qui se positionne en arbitre dans la région, livre des armes aux deux pays et, depuis près de 30 ans, est parvenu à éviter une guerre ouverte. La médiation internationale sur le dossier, appelée Groupe de Minsk, inclut la Russie, la France et les Etats-Unis.