Le premier transfert de 83 membres de familles avec des enfants gravement malades a été effectué le 24 juillet entre la Grèce et l'Allemagne, a déclaré le Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO).

L'opération fait partie d'un projet de l'UE de relocaliser 1.600 mineurs dans divers pays européens. Le projet est soutenu par la Commission européenne, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et l'Organisation internationale pour les migrations.

Une seconde opération, ne s'inscrivant pas dans le cadre du projet de relocalisation de l'UE, a eu lieu le 27 juillet avec le transfert entre Chypre et la Finlande, de 16 Somaliens et Congolais venant de familles monoparentales.

Tous ont fait l'objet de tests de dépistage du Covid-19 avant de quitter Chypre et la Grèce, a affirmé l'EASO.

Le ministre grec des Migrations a annoncé de son côté mercredi avoir activé un dispositif financé par l'Union européenne de rapatriement volontaire pour 5.000 demandeurs d'asile, offrant 2.000 euros (2.300 dollars) pour rentrer dans son pays.

Le dispositif, destiné à désengorger les camps de migrants sur les îles de la mer Égée, surpeuplés, avait été annoncé en mars mais était resté inactif jusqu'ici en raison de la pandémie de Covid-19, a déclaré Notis Mitarachi. Les premiers vols devraient partir dans quelques semaines, a-t-il ajouté.

La Grèce compte près de 5.000 migrants mineurs, la plupart vivant dans des conditions insalubres au sein de camps de réfugiés, ou dans des habitations inadaptées pour eux.

En tout, le pays recense près de 120.000 réfugiés selon le HCR, dont plus de 26.000 dans des camps sur des îles de la mer Égée.

Des dizaines de milliers de demandeurs d'asile ont été bloqués en Grèce depuis 2016 lorsqu'un certain nombre d'États européens ont fermé leurs frontières en réponse à l'afflux de migrants et de réfugiés, principalement depuis la Syrie en guerre.

Plus d'une dizaine de pays européens ont accepté de faire une exception pour les mineurs. Un petit nombre d'entre eux ont déjà été transférés au Portugal, au Luxembourg et en Allemagne.

La Belgique, la Bulgarie, la Croatie, la France, l'Irlande, la Lituanie, la Serbie et la Suisse ont également accepté d'en accueillir un certain nombre.