"J'ordonne un arrêt des vaccinations avec AstraZeneca jusqu'à ce que l'Agence européenne des médicaments (EMA) dissipe tout doute quant à son innocuité", a déclaré Boïko Borissov, cité dans un communiqué, réclamant une preuve "écrite" de la part du régulateur européen.

Selon lui, l'EMA n'a pas formulé de "diagnostic clair".

Elle avait estimé jeudi que les pays européens pouvaient continuer à utiliser le vaccin développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford.

La position du comité de sécurité "est que les avantages du vaccin continuent de l'emporter sur ses risques et que le vaccin peut continuer à être administré pendant que l'enquête sur les cas de thromboembolies est en cours", avait écrit l'EMA dans un communiqué.

"Il n'y a actuellement aucune indication selon laquelle la vaccination a provoqué ces conditions, qui ne sont pas répertoriées comme effets secondaires de ce vaccin".

Le Danemark, la Norvège et l'Islande ont temporairement suspendu jeudi le déploiement du vaccin Covid-19 d'AstraZeneca, en raison d'inquiétudes concernant des patients qui ont développé des caillots sanguins après avoir été vaccinés.

D'autres pays, à l'instar de l'Autriche, l'Italie ou la Roumanie, ont de leur côté suspendu le déploiement de lots précis, tandis que la Thaïlande a soudainement retardé le lancement de sa campagne de vaccination.

Cette décision du gouvernement bulgare intervient alors que la Bulgarie est à la traîne de l'UE avec seulement 270.000 personnes qui ont reçu une dose, soit 3,9% de la population, selon des données compilées par l'AFP.

Le vaccin AstraZeneca était administré jusqu'à présent à l'ensemble de la population, sans restrictions. "Aucun effet indésirable à part ceux décrits par le fabricant dans la notice n'a été signalé", ont précisé les autorités sanitaires du pays.

La campagne continue pour le moment avec les deux autres vaccins disponibles, Pfizer-BioNTech et Moderna, ont-elles ajouté.