La dissolution du parlement régional et la convocation de ces élections ont été annoncées mardi dans le journal officiel de la région.

Ce scrutin, le cinquième en dix ans, se tiendra un an plus tôt que prévu en raison de la destitution par la justice en septembre du président régional indépendantiste Quim Torra.

Il avait été condamné pour avoir refusé de retirer une banderole au contenu séparatiste de la façade du siège du gouvernement régional lors de la campagne pour les élections législatives d'avril 2019.

Depuis l'échec de la tentative de sécession de 2017, le mouvement séparatiste est divisé entre les deux formations qui gouvernent ensemble la région.

Ensemble pour la Catalogne, de l'ex-président régional Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique pour échapper aux poursuites, prône toujours la confrontation avec Madrid, tandis que Gauche Républicaine de Catalogne (ERC) a opté pour la modération et le dialogue.

Dirigée par Oriol Junqueras, qui a été condamné et est en prison pour son rôle dans la tentative de sécession de 2017, ERC est même devenue un appui essentiel au parlement pour le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez, dont elle va voter le budget.

La question de l'indépendance divise profondément cette riche région de 7,5 millions d'habitants. Selon le dernier sondage d'un institut public, 49,9% des catalans sont contre la sécession, alors que 45,1% y sont favorables.

Les sondages pronostiquent le maintien d'une majorité indépendantiste à l'issue des prochaines élections.