Suite aux votes positifs des parlements polonais et autrichien de ce jeudi, tous les Vingt-sept ont désormais ratifié la décision d’augmenter le plafond des ressources propres (de 1,6 à 2% du revenu national brut de l’Union), c'est-à-dire ce qui est exigible des États membres pour financer le budget européen.
La Commission européenne sera donc en mesure d’emprunter sur les marchés de quoi financer le plan de relance de 800 milliards d’euros. Le commissaire au Budget Johannes Hahn s’est dit confiant, sur Twitter, que l’exécutif européen pourrait effectuer les premiers emprunts en juin.


 
La Commission a présenté, en avril dernier, la méthode qui devrait lui permettre d'emprunter jusqu'à 150 milliards d'euros par an, de 2021 à 2026, ce qui fera d'elle le plus grand émetteur de titres en euros.
Elle présentera tous les six mois un plan de ses besoins de financement afin d’offrir de la visibilité aux investisseurs. Elle émettra des bons de maturité variables (de 3 à 30 ans), ainsi qu’un "EU bill" d’une maturité de moins d’un an, pour assurer l’accès aux liquidités. Quelque 250 milliards d’euros seront réservés à des bons verts en conformité avec la volonté de consacrer 30 % de l’argent du plan de relance à la réalisation des objectifs du pacte vert.
Après l’analyse des plans de relance nationaux par la Commission, puis par le Conseil, les premiers versements pourraient avoir lieu dès cet été, sous forme de préfinancements pouvant aller jusqu'à 13% du montants de subventions destinées à un État membre. Actuellement, seuls dix-huit des vingt-sept États membres ont soumis leur plan de relance à la Commission.