A deux jours d'un sommet des chefs d'État et de gouvernement par visioconférence, elle propose que chacun des Vingt-sept parvienne "d'ici mars" à un taux d'au moins 80% de vaccinés dans la population des plus de 80 ans, ainsi que parmi les professionnels des soins de santé.

Et "d'ici l'été" prochain, elle demande que chaque État membre ait vacciné au moins 70% de sa population adulte. Cet objectif de 70% de la population vaccinée contre la Covid-19 est généralement considéré comme permettant d'obtenir l'immunité collective.

Invité à clarifier s'il entendait par là le début ou la fin des périodes envisagées, le vice-président de la Commission Margaritis Schinas a répondu: "l'été débute le 1er juin et se termine le 31 août", jugeant que c'était suffisamment clair. "Puisque nous déployons notre plan d'ici la fin de l'été, nous pensons que l'objectif est tout à fait viable", a-t-il ajouté un peu plus tard.

Avec les États membres et l'Agence européenne des médicaments (EMA), la Commission s'engage aussi à agir auprès des fabricants de vaccins pour augmenter au maximum leurs capacités de production.

Elle réclame des États membres une décision avant la fin du mois sur une approche commune pour les certificats de vaccination, afin que ces derniers soient rapidement utilisables dans les systèmes de soins de santé au sein et hors de l'UE.

L'exécutif européen a aussi incité les Vingt-sept à mettre à jour leurs stratégies de dépistage afin de tenir compte des nouveaux variants et d'étendre le recours aux tests rapides de détection d'antigènes. "Les États membres devraient d'urgence porter le séquençage du génome à au moins 5% et, de préférence, à 10% des résultats positifs aux tests de dépistage. Les tests actuellement effectués par de nombreux États membres concernent moins d'un pour-cent des échantillons, ce qui est insuffisant pour observer la progression des variants ou en détecter de nouveaux."

Aux yeux de la Commission, tous les déplacements non essentiels devraient être fortement découragés jusqu'à une amélioration sensible de la situation épidémiologique.

Pour l'approvisionnement de pays tiers, la Commission va mettre en place un mécanisme destiné à structurer la fourniture de vaccins que les États membres partageront avec des pays partenaires. L'UE s'est déjà assuré 2,3 milliards de doses de vaccins, soit bien plus que le nécessaire pour les seuls Européens. Une partie ira aux pays partenaires, en particulier les Balkans occidentaux, le voisinage méridional et oriental et l'Afrique.