Le Parlement européen a donné sans surprise son feu vert mercredi midi à la Commission d'Ursula von der Leyen, qui succèdera officiellement ce dimanche à celle du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

L'exécutif, avec le Belge Didier Reynders (MR, Renew Europe) au portefeuille de la Justice, a obtenu une large majorité des votes des eurodéputés, récoltant 461 voix en sa faveur, 157 contre, pour 89 abstentions.

C'est davantage que le nombre de voix favorables obtenues à l'époque par la Commission Juncker (423 pour, 209 contre, 67 abstentions).

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Première femme à prendre la présidence de l'exécutif européen, l'ex-ministre allemande du parti CDU (chrétiens-démocrates, groupe PPE au Parlement européen) n'avait été approuvée que de justesse par les eurodéputés en juillet dernier (383 voix pour, 327 contre, 22 abstentions, un nul).

Quatre mois et quelques couacs plus tard, avec entre autres les rejets de trois commissaires initalement proposés par la France, la Roumanie et la Hongrie, et l'abandon de l'objectif d'une parité complète dans l'exécutif, elle semble avoir réussi à mobiliser davantage les parlementaires européens.

S'il manque une femme pour réellement atteindre la parité, Mme von der Leyen a demandé "à chacun des membres de (son) collège de composer un cabinet comptant le même nombre de femmes que d'hommes", a-t-elle souligné dans son discours avant le vote. Il "s'agira d'une grande première". "Et d'ici la fin de notre mandat, nous aurons atteint l'égalité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux de l'encadrement. Il s'agira là encore d'une grande première", a-t-elle pointé. "Ces évolutions modifieront le visage de la Commission".

Selon l'Allemande née à Bruxelles, l'Europe est appelée à jouer un "rôle de chef de file", notamment dans la protection du climat et la promotion d'un "ordre mondial meilleur". Elle a parlé mercredi matin d'une "Commission géopolitique".