La sécurisation de l’édifice et la sécurité des ouvriers sont au centre de ce chantier, hermétiquement fermé.

Une cinquantaine d’ouvriers ont repris lundi les travaux de sécurisation de Notre-Dame de Paris qui étaient interrompus depuis le 25 juillet en raison des risques de contamination au plomb. Le gigantesque incendie qui a partiellement ravagé Notre-Dame le 15 avril a fait fondre plusieurs centaines de tonnes de plomb, dont une partie s’est évaporée en particules dans l’atmosphère et les sols. Depuis le sinistre, des taux de concentration importants de plomb, auxquels les enfants sont particulièrement exposés, ont été relevés aux alentours de l’édifice. Une décontamination des sols autour de la cathédrale a été lancée le 13 août.

De nouvelles mesures doivent garantir la sécurité du personnel travaillant dans l’édifice et empêcher la dispersion de poussières de plomb hors du chantier, hermétiquement bouclé. Des dispositifs drastiques (pédiluves, douches, tenues jetables, stricts protocoles d’entrée et de sortie du site…) ont été mis en place. "Les tourniquets (pour entrer et sortir du chantier à l’aide de badges) seront installés dans la semaine", a précisé le ministère de la Culture.

Le passage sur le chantier se fait par une entrée unique. Les personnes pénétrant dans le chantier doivent obligatoirement passer par une unité de décontamination. Toute personne pénétrant dans le chantier doit se déshabiller entièrement et se rhabiller avec des vêtements jetables et non plus porter une simple combinaison étanche comme c’était le cas avant le 25 juillet.

Démonter l’échafaudage, soudé par le feu

Les travaux de consolidation consistent à placer des cintres sous les arcs-boutants, installer des plafonds provisoires au-dessous et au-dessus de la voûte (pour pouvoir la contrôler et en dégager les gravats), démonter l’échafaudage édifié autour de la flèche qui a été soudé par le feu. Tout cela en évitant toute chute de pierres ou tout déséquilibre qui abîmerait la structure gothique.

À l’issue de la phase complexe et longue de consolidation, les premiers travaux de restauration ne débuteront pas avant le premier semestre 2020. Il reste à définir la nature des travaux de restauration, les matériaux, les sociétés retenues, la reconstruction ou non de la flèche à l’identique et le concours d’architectes qui doit le déterminer, la construction d’une cathédrale éphémère sur le parvis pour les fidèles et les touristes… (AFP)