"Nous enverrons une lettre au gouvernement hongrois rappelant l’importance de l’intégrité de l’espace Schengen et de l’application non discriminatoire des mesures aux frontières à tous les citoyens et résidents de l’UE", ont annoncé mardi Didier Reynders, commissaire à la Justice, et Ylva Johansson, en charge des Affaires intérieures.

Si la décision de Budapest inquiète, c’est particulièrement parce qu’elle constitue une "discrimination claire entre les citoyens de l’UE de nationalité différente", s’est indignée la Commission.

Elle s’inscrit néanmoins dans le contexte des mesures restrictives concernant les voyages, adoptées, souvent unilatéralement, par les États membres. Dans un document informel consulté par La Libre, l’Allemagne, qui assure la présidence du Conseil de l’UE, plaide pour "une réponse cohérente, essentielle pour éviter une approche fragmentée". Berlin dresse le constat d’un usage de données sur l’épidémie de Covid-19, de critères pour déterminer les zones à risques ou encore de mesures sanitaires (quarantaine, tests) totalement différentes selon les États membres. Une première discussion pour tenter de rationaliser cela, au niveau européen, aura lieu ce mercredi entre les ambassadeurs de l’UE.