La garde à vue de ce mineur, soupçonné d'avoir été en contact par messagerie avec Brahim Aouissaoui, l'auteur de l'attaque au couteau qui a fait trois morts jeudi 29 octobre, a été levée sans poursuites à ce stade.

Il n'y a actuellement plus personne en garde à vue dans ce dossier.

Au total, onze personnes ont été placées en garde à vue puis relâchées depuis le début de l'enquête, ouverte par le parquet antiterroriste notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et coordonnée par la Sous-direction antiterroriste (Sdat).

Vendredi, Brahim Aouissaoui, un Tunisien de 21 ans grièvement blessé lors de son interpellation et également testé positif au coronavirus, a été transféré par avion et sous haute sécurité de Nice à Paris.

Aouissaoui, dont le pronostic vital est toujours engagé, a été hospitalisé à Paris, selon une source proche du dossier. Il n'a toujours pas pu être entendu par les enquêteurs.

Il avait quitté clandestinement mi-septembre la ville de Sfax, au centre de la Tunisie, où il vivait avec sa famille et travaillait comme réparateur de motos.

Après sa traversée de la Méditerranée et son arrivée sur l'île italienne de Lampedusa, Brahim Aouissaoui aurait été placé en quarantaine avec près de 400 migrants sur le ferry "Rhapsody", selon la presse italienne, avant de débarquer sur le continent à Bari, dans le sud-est de l'Italie, le 9 octobre.

Une source proche de l'enquête avait précisé qu'il s'était ensuite rendu en Sicile, avant de rejoindre la France.

L'enquête a pu déterminer qu'il était arrivé à Nice mardi 27 octobre, deux jours avant l'attaque.

Tôt le matin des faits, il s'est rendu dans une salle de prière située à quelques centaines de mètres derrière la gare centrale de Nice. Il s'est ensuite dirigé vers la basilique de Notre-Dame-de-l'Assomption, où il a tué deux femmes et le sacristain.

Cette attaque terroriste est la troisième perpétrée en France depuis la republication début septembre de caricatures du prophète Mahomet par Charlie Hebdo.

Samedi, neuf jours après l'attaque au couteau, un hommage national présidé par le Premier ministre Jean Castex est rendu en présence des proches des trois personnes tuées le 29 octobre.