La mère et la soeur de Xavier Dupont de Ligonnès sont visées par une enquête pour des soupçons de dérive sectaire.

Le "groupe de prière fermé" d’inspiration catholique traditionaliste, appelé "Le Jardin" et créé dans les années 1970 par la mère de Xavier de Dupont de Ligonnès, l’auteur présumé du quintuple meurtre de Nantes en avril 2011 (son épouse et ses quatre enfants), a fait l’objet en septembre 2019 d’un signalement auprès du parquet de Versailles.

En effet, selon le quotidien Le Parisien et d'après les témoignages d’une famille reçus par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), ceux-ci confirmeraient que le groupe, désormais dirigé par la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès, présenterait des risques de dérive sectaire.

Geneviève et Christine Dupont de Ligonnès font dès lors l'objet d'une enquête préliminaire par le parquet de Versailles depuis le 24 novembre dernier. Elles sont suspectées d'"abus de faiblesse en état de sujétion psychologique visant un mouvement d’inspiration catholique, traditionaliste, radical et apocalyptique".

Parmi les témoignages, celui d'un jeune homme qui aurait fui le groupe "pour pouvoir vivre librement une relation amoureuse qu’on lui interdisait", indique encore Le Parisien. Il aurait été contraint notamment de payer les factures téléphoniques de Christine Dupont de Ligonnès. "Il s’agit d’une sombre histoire de vengeance personnelle. (…) Pour moi, il n’y a pas plus de secte que d’or en barre", assure Stéphane Goldenstein, l’avocat de la famille qui affirme également que Xavier Dupont de Ligonnès n’avait plus de liens avec le groupe de prière depuis plusieurs années avant sa disparition.