"Dans les zones de conflit, la menace s'est accrue, comme en témoigne le regroupement et l'intensification des activités de l'EI en Irak et Syrie", a souligné devant le Conseil de sécurité Vladimir Voronkov, sous-secrétaire général pour le contre-terrorisme.

"Dans les zones non touchées par un conflit, la menace apparaît réduite. Les mesures pour limiter la progression du Covid-19, comme les confinements et les restrictions de mouvements, semblent avoir diminué le risque d'attaques terroristes dans de nombreux pays", a-t-il ajouté, sans les identifier.

Selon lui, les conséquences de la pandémie sur les activités de recrutement et de financement restent difficiles à cerner. La pandémie accroît toutefois la menace de cybercriminalité pour récupérer des fonds, a-t-il estimé.

Pour le responsable onusien, "il n'y a pas d'indication claire d'un changement d'orientation stratégique de l'EI avec son nouveau dirigeant".

Le djihadiste Amir Mohammed Saïd Abdel Rahman al-Mawla a succédé au fondateur de l'EI Abou Bakr al-Baghadi, tué fin octobre dans un raid américain en Syrie.

Selon Vladimir Voronkov, l'EI a consolidé ses positions au Moyen-Orient. L'organisation compte encore plus de 10.000 combattants actifs se déplaçant entre l'Irak et la Syrie au sein de petites cellules, a-t-il précisé.

Dans l'ouest du continent africain, ils sont estimés à environ 3.500 et l'EI continue de renforcer ses liens avec des organisations jihadistes locales, a aussi indiqué le responsable de l'ONU.

En Libye, si ses membres ne sont estimés qu'à quelques centaines, l'organisation garde une capacité menaçante pour la région, a par ailleurs averti Vladimir Voronkov. Malgré l'arrestation de certains de ses dirigeants et la perte de contrôle de territoires, le groupe reste en mesure de mener des attaques importantes dans différentes parties de l'Afghanistan, a-t-il enfin précisé.