Rien de très neuf, ni d’inattendu n’est sorti de la conversation téléphonique qu’ont eue mercredi en fin d’après-midi le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et le président du Conseil européen, Charles Michel. Les divergences entre les positions du Royaume-Uni et de l’Union européenne en ce qui concerne le cadre de leurs futures relations sont connues. Ce qui reste à déterminer, en revanche c’est si les deux parties parviendront à conclure un accord d’ici un mois ou si la fin de la période de transition post-Brexit débouchera sur une rupture abrupte et chaotique, le 1er janvier prochain.

"L’UE préfère un accord, mais pas à n’importe quel prix", a déclaré M. Michel, via Twitter, insistant sur le fait qu’il "est temps pour le Royaume-Uni de jouer cartes sur la table". Côté britannique, le 10 Downing street a précisé, par communiqué, que M. Johnson avait fait état de sa préférence pour un accord mais qu’il avait néanmoins souligné que "le Royaume-Uni est préparé à terminer la période de transition" sur une relation à l’australienne (une façon de dire "sans accord" sans le dire, NdlR) si les parties échouent à s’entendre.

Charles Michel se rend ce jeudi à Dublin où il s’entretiendra avec le Premier ministre Micheal Martin, dont le pays serait le plus durement touché par un no deal. Le dossier post-Brexit sera au menu des leaders des Vingt-sept lors du sommet des 15 et 16 octobre. M. Johnson avait déclaré, début septembre, que Londres mettrait fin aux négociations sans accord à cette date. Il ne l’a pas répété publiquement.