La police a fait usage de canons à eau pour disperser les milliers de manifestants - entre 5.000 et 10.000 selon un décompte des forces de l'ordre à la mi-journée -, qui étaient nombreux à refuser de porter le masque durant l'événement. Des affrontements ont également éclaté entre les "anti-masque" et la police.

Les forces de l'ordre ont indiqué qu'elles mettraient à jour jeudi le bilan des placements en détention.

Des enfants marchaient également aux côtés de leurs parents. La police a donc procédé à une dispersion "lente, non militaire" de la foule, a précisé une porte-parole des forces de l'ordre.

Les manifestants protestaient contre le vote par le Parlement, mercredi, de nouvelles mesures de restrictions destinées à enrayer la pandémie de Covid-19, dont la deuxième vague frappe durement l'Allemagne et l'Europe, en général.

Ces opposants aux mesures destinées à contenir l'épidémie de Covid-19 rassemblent généralement des citoyens méfiants mais aussi des militants anti-vaccins, conspirationnistes ou encore des sympathisants d'extrême droite.La police allemande a fait usage mercredi à Berlin de canon à eau pour disperser une manifestation d'opposants aux mesures restrictives imposées par la pandémie de coronavirus en raison de leur refus de porter un masque, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Peu auparavant, la police avait ordonné la dissolution de ce rassemblement d'entre 5.000 et 10.000 personnes près de la porte de Brandebourg, au coeur de la capitale, après leur avoir enjoint à plusieurs reprises par haut-parleurs de respecter les consignes sanitaires.

Le 7 novembre à Leipzig, dans l'ex-RDA, une manifestation similaire, rassemblant plus de 20.000 personnes, avait dégénéré en violences et suscité un vif débat sur l'opportunité d'autoriser de tels rassemblements en pleine mesures sanitaires coercitives.

Un autre défilé, à Francfort ce samedi, s'était également traduit par des échauffourées.