"Nous appelons à une action collective des pays de l’UE et de l’Otan menant à des expulsions par solidarité", a déclaré M. Hamacek aux journalistes.

Il a indiqué qu’il allait convoquer mercredi l’ambassadeur russe Alexandre Zmeïevski pour lui signifier de nouvelles mesures après l’expulsion de 18 diplomates russes accusés d’espionnage et de sabotage. Prague a notamment accusé Moscou d’avoir orchestré une explosion dans un dépôt d’armes qui avait fait deux morts en 2014. Moscou a répondu par l’expulsion de 20 diplomates tchèques.

La police tchèque a pour sa part déclaré rechercher pour leur rôle présumé dans cette explosion deux hommes détenteurs de passeports russes portant les mêmes noms que les suspects de la tentative d’empoisonnement au Novitchok de l’ex-agent double Sergueï Skripal à Salisbury, en Grande-Bretagne, en 2018.

Le gouvernement tchèque a annoncé lundi qu’il excluait désormais le groupe russe Rosatom d’un appel d’offres de plusieurs milliards d’euros pour une centrale nucléaire, et a exclu dans la foulée d’avoir recours au vaccin russe Spoutnik V contre le coronavirus.

L’Union européenne a indiqué lundi soir apporter "plein soutien et solidarité" à la République tchèque, Bruxelles se disant "profondément inquiet de la répétition systématique de comportements nocifs et dangereux de la Russie en Europe".