"Nous avons eu des informations sur des obstacles empêchant des avions européens de décoller et d'atterrir à Moscou, ce qui a perturbé le trafic. Mais nous ne savons toujours pas s'il s'agit d'un cas par cas (...) ou d'une directive générale des autorités russes afin d'obliger les avions européens à survoler le Bélarus", a-t-il déclaré à son arrivée pour une réunion avec les ministres de la Défense de l'UE à Lisbonne. "Nous étudions la situation, mais franchement, nous devons attendre et voir pour prendre des mesures", a-t-il expliqué. "Le risque d'escalade existe toujours avec la Russie", a-t-il commenté.

Un vol Air France entre Paris et Moscou a encore été annulé vendredi faute de feu vert de la Russie pour un changement d'itinéraire destiné à éviter l'espace aérien du Bélarus, a-t-on appris auprès de la compagnie, alors que d'autres vols européens vers Moscou étaient maintenus.

Les annulations de vols sont uniquement dues à des "questions techniques", a assuré vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, pour qui il s'agit avant tout "d'assurer la sécurité aérienne".

L'UE a décidé d'interdire lundi son espace aérien et ses aéroports aux avions du Bélarus et de recommander aux compagnies européennes d'éviter l'espace aérien de ce pays.

Trois vols en provenance de capitales de l'UE vers Moscou - un Air France Paris-Moscou vendredi, un autre mercredi et un Austrian Airlines Vienne-Moscou jeudi - ont été annulés faute d'autorisation de nouveaux trajets évitant le Bélarus.

La compagnie autrichienne a indiqué qu'elle n'avait pas reçu le feu vert de la Russie pour un changement d'itinéraire destiné à éviter l'espace aérien du Bélarus, tandis qu'Air France a évoqué après l'annulation du premier vol "des raisons opérationnelles liées au contournement de l'espace aérien biélorusse nécessitant une nouvelle autorisation de la part des autorités russes pour entrer sur leur territoire".

Les dirigeants de l'Union européenne ont décidé lundi de sanctionner le détournement vers Minsk d'un avion de ligne européen reliant Athènes à Vilnius par un avion de l'armée de l'air bélarusse afin d'arrêter deux de ses passagers, un jeune journaliste biélorusse et sa compagne russe.