La veille, l’Otan avait condamné l’escalade des tensions entre la Turquie et la Grèce en Méditerranée orientale et demandé aux deux pays membres de l’Alliance de respecter le droit international pour résoudre leurs différends. La Grèce accuse la Turquie de violer le droit maritime international en menant des explorations gazières dans une zone disputée par les deux pays. Jens Stoltenberg a renouvelé vendredi son appel aux dirigeants des deux pays à "éviter les paroles et les actes susceptibles d’aggraver les tensions".

Les ministres ont abordé à deux reprises jeudi et vendredi les problèmes posés par l’implication d’Ankara dans plusieurs conflits régionaux et la menace pour la sécurité de l’Alliance que fait peser sa décision de s’équiper d’un système de défense antimissile russe incompatible avec la défense des alliés, a-t-on appris de sources diplomatiques. "Nous sommes préoccupés par la décision de la Turquie d’acquérir un système qui pose un problème d’interopérabilité", a souligné Jens Stoltenberg.

Le président Erdogan a rejeté les critiques et annoncé son intention de poursuivre les tests de ce système russe, préféré aux systèmes américain ou européen. "On ne va pas demander l’avis des États-Unis pour cela", a-t-il affirmé.

L’administration américaine a prévu de sanctionner Ankara en l’excluant de son programme pour l’avion de chasse F-35.