Au moins une personne morte se trouve à bord du bateau. Le Louise Michel a récupéré vendredi 130 migrants à la dérive à bord d'un canot pneumatique qui prenait l'eau, ont tweeté les organisateurs de la campagne. Après un premier sauvetage jeudi, le navire compte désormais 219 naufragés à son bord pour seulement dix membres d'équipage, ont-ils précisé.

"Nous avons besoin d'assistance immédiate", ont-ils ajouté en exhortant l'Union européenne et les autorités italiennes à agir.

"Il y a déjà une personne morte sur le bateau. Les autres présentent des brûlures au carburant. Ils sont restés pendant des jours en mer et maintenant ils sont laissés pour compte dans une zone de recherche et de sauvetage de l'UE", ont-ils déploré.


Le navire, baptisé d'une anarchiste française du XIXe siècle et décoré d'un graffiti de l'artiste britannique, a été affrété dans le plus grand secret. Il est parti le 18 août de Borriana, dans l'est de l'Espagne, a révélé le journal britannique The Guardian.

Selon le site Marinetraffic, le Louise Michel se trouvait samedi matin immobile en mer à une centaine de kilomètres au sud-est de l'île italienne de Lampedusa, au sud de la Sicile.

Son capitaine est Pia Klemp, une militante allemande pour les droits humains, connue pour avoir conduit plusieurs autres navires de sauvetage, dont le Sea-Watch 3. Elle fait toujours l'objet d'une enquête par la justice italienne, notamment pour "aide à l'immigration illégale".

L'année 2020 est marquée par une recrudescence d'embarcations en Méditerranée centrale, route migratoire la plus meurtrière au monde pour les candidats à l'exil vers l'Europe, venus pour l'essentiel de Libye et de la Tunisie voisine.