"Le Bélarus introduit une liste de sanctions répliquant (à celles de l'UE) à partir d'aujourd'hui", a déclaré le ministère bélarusse des Affaires étrangères dans un communiqué, précisant que la liste ne serait pas rendue publique.

Le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko n'est pas personnellement visé par les mesures européennes.

Le Kremlin a lui jugé vendredi que les sanctions de l'UE contre Minsk étaient une "preuve de faiblesse plus que de force" de la part des Européens.

"Vous savez que nous considérons comme mauvaise la politique de sanctions d'une manière générale", a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, tout en jugeant "positif" que le président Loukachenko ne soit pas personnellement visé par les mesures européennes.

Réclamées par l'opposition bélarusse, les sanctions européennes concernent une quarantaine de responsables bélarusses accusés de répression contre des opposants ou de falsification du résultat de l'élection présidentielle du 9 août.

Ces sanctions, effectives dès vendredi, gèlent les avoirs dans l'UE des personnes concernées qui sont également interdites d'entrée sur le territoire de l'Union.

Le Bélarus connaît des semaines de manifestations sans précédent depuis le scrutin présidentiel, contesté par l'opposition.

Angela Merkel recevra mardi la cheffe de l'opposition bélarusse

Angela Merkel recevra mardi à Berlin la cheffe de file de l'opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa soutenue par plusieurs dirigeants européens en vue de résoudre la crise politique dans l'ancienne république soviétique, a annoncé vendredi une porte-parole. Mme Tikhanovskaïa sera reçue à la chancellerie et "les suites de l'élection présidentielle" controversée au Belarus seront évoquées, selon cette porte-parole du gouvernement, Ulrike Demmer. La cheffe de file de l'opposition bélarusse, âgée de 38 ans, avait déjà rencontré fin septembre le chef de l'Etat français Emmanuel Macron.

La dirigeante allemande avait récemment dit "admirer" "le courage" des femmes qui manifestent régulièrement contre le président Alexandre Loukachenko après son élection contestée en août. Ce scrutin n'est reconnu ni par l'UE, ni par le Canada ni par les Etats-Unis mais est soutenu par Moscou.

Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants de l'UE ont donné vendredi leur feu vert pour sanctionner une quarantaine de responsables bélarusses, accusés de répression contre l'opposition ou de falsification du résultat de l'élection présidentielle.

Le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko n'est pas personnellement visé par les mesures européennes.

La chancelière allemande a déjà dit souhaiter que M. Loukachenko mène "un dialogue avec la population" pour résoudre la crise politique et ce "sans ingérence de l'Est ou de l'Ouest". Le président français avait réclamé une médiation internationale pour organiser une nouvelle élection présidentielle, contrôlée par la communauté internationale, après celle d'août jugée frauduleuse par l'opposition bélarusse et les pays occidentaux.