Environ 8.000 personnes, dont de nombreuses familles avec enfants, vivent dans des tentes qui ne sont pas faites pour les conditions hivernales, alerte Oxfam mercredi.

L'ONG a dépêché des équipes à Lesbos, en collaboration avec le Conseil grec des réfugiés, pour évaluer la situation dans ce campement provisoire mis sur pied avec l'incendie du précédent vaste et surpeuplé camp de Moria. La Grèce affirme que le feu a été bouté délibérément par les migrants.

Le personnel sur place critique le nouveau camp, dénonçant que les abris sont inadéquats, qu'il n'y a pratiquement pas d'eau courante, que les services de santé sont limités et qu'il n'y a aucun accès à une assistance légale.

Certaines tentes ne sont placées qu'à 20 mètres de la mer et ne sont dotées d'aucune protection contre les intempéries, ont-ils constaté.

La nourriture n'est fournie qu'une à deux fois par jour, en quantité insuffisante et s'avère de piètre qualité, s'insurge aussi Oxfam.

Vu l'absence d'eau courante, bien des migrants se voient contraints de se laver dans l'eau de mer. Il n'y a pas non plus de système d'égout et d'évacuation, car le site était un terrain de tir militaire auparavant.

L'ONG plaide encore pour que les pays européens prennent en charge des réfugiés coincés dans les îles grecques. L'Union européenne devrait en outre aider la Grèce et les organisations humanitaires à équiper le campement de manière appropriée.

L'ONG enjoint aussi à placer les personnes dans des parties continentales du pays au plus vite, et leur permettre de vivre dans des logements décents, alors que des parties du camp provisoire ont déjà été inondées lors de périodes pluvieuses en octobre.