Les deux retraités français pensaient passer de belles vacances dans leur résidence secondaire située à Théoule-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes. Mais ils ont rapidement déchanté. Ils ont en effet découvert qu'un couple avec enfants avait élu domicile dans leur maison.

"Je n'ai pas pu monter chez moi, ils m'en ont empêché. (...) Ils m'ont insulté depuis le balcon en disant qu'ils étaient chez eux. Le premier soir, j'ai dormi dans ma voiture en face de la maison en les regardant dîner sur la terrasse", raconte Henri, 75 ans, le vrai propriétaire de la maison, qui a fait le déplacement depuis Lyon à 400 kilomètres de là.

"Ils se sont procuré les clés, ont changé les serrures et mis le contrat d'électricité à leur nom", explique le retraité interrogé par Var Matin.

Cela fait maintenant quinze jours que cette histoire a éclaté et, malheureusement, le couple ne peut toujours pas rentrer dans son bien. "Je pensais rentrer dans ma maison avec la présence de la police municipale, la gendarmerie, un adjoint au maire et un serrurier. On m'a dit 'on va ouvrir la maison et vous pourrez rentrer chez vous'". Mais, malheureusement, l'opération a dû être stoppée au dernier moment. "Les gendarmes m'ont dit 'désolé mais les squatteurs ont tous les droits'".

Les squatteurs pourraient rester plusieurs mois

En France, la loi est très claire en ce qui concerne les résidences secondaires. Au bout de 48h de squat, le propriétaire ne peut plus faire appel à la police pour déloger les occupants, il doit obligatoirement passer par une procédure judiciaire. Il devra notamment apporter les preuves que la maison lui appartient bel et bien. Ensuite, un huissier devra venir constater les dégâts et une procédure d'expulsion pourra être lancée, explique LCI. Cette procédure peut durer de plusieurs semaines à plusieurs mois. Ce n'est que deux mois après la décision que l'expulsion interviendra enfin.

" Si j'avais eu 25 ou 30 ans, croyez-moi, je les aurais sorti par la force", s'emporte le septuagénaire, impuissant face à cette situation rocambolesque. "Je ne dors pas la nuit, je ne mange pas", déplore quant à elle sa femme. "J'ai acquis ce bien à la sueur de mon front, de mon travail, il est impossible que je laisse faire les choses. Il faut que la justice se bouge, et rapidement", conclut le retraité qui a engagé un avocat.

Le bourgmestre de la ville de Théoule-sur-Mer a, lui, écrit au gouvernement français afin de lui demander de modifier la loi.