Le chef de l'agence européenne de garde-frontières, Fabrice Leggeri, a indiqué vouloir rester à son poste, selon son porte-parole, alors que le conseil d'administration de Frontex se réunit en ligne mercredi pour discuter des accusations de refoulements illégaux de migrants en mer Egée. "M. (Fabrice) Leggeri n'a pas l'intention de démissionner et reste déterminé à diriger l'agence en ces temps difficiles", a déclaré un porte-parole de Frontex. "Le conseil d'administration de Frontex, qui représente les autorités frontalières des États membres, n'a soulevé aucune objection contre sa direction", a déclaré à l'AFP Krzysztof Borowski.

Sa démission a été réclamée par plusieurs députés européens après que l'agence a été pointée du doigt en octobre dans une enquête de plusieurs médias, dont le magazine allemand Spiegel, l'accusant d'être impliquée avec les garde-côtes grecs dans des incidents de refoulement de bateaux de demandeurs d'asile de Grèce vers la Turquie.

De telles actions empêchent les demandeurs d'asile de demander le statut de réfugié et, si elles sont pratiquées sans discernement contre un groupe de migrants, elles peuvent constituer un "refoulement" ce qui violerait la législation européenne relative aux droits de l'Homme et la Convention de Genève de 1951.

L'office européen de lutte antifraude Olaf a ouvert récemment une enquête contre Frontex liées à ces accusations. L'enquête de l'Olaf est également liée à des soupçons de faute et de harcèlement au sein de Frontex, a-t-on indiqué de source européenne.

Créée en 2004, Frontex prévoit de disposer d'un effectif permanent de 10.000 gardes-frontières et gardes-côtes à l'horizon 2027.