Le Comité des ministres, organe exécutif du Conseil qui rassemble 47 pays du continent européen, dont la Pologne, a adopté une résolution invitant "instamment" Varsovie "à veiller à ce que l'avortement légal et l'examen prénatal soient effectivement accessibles dans tout le pays sans disparités régionales importantes et sans retard" en raison notamment du "refus de les pratiquer".

Les autorités polonaises doivent "mettre en place des procédures claires et effectives sur les démarches que les femmes doivent entreprendre pour avoir accès à un avortement légal", indique encore dans son communiqué le Conseil, vigie des droits de l'homme en Europe. Ces procédures doivent notamment "veiller à ce qu'aucune exigence inutile ne soit imposée par les hôpitaux au préalable aux femmes enceintes demandant un avortement légal", préconise la résolution, selon laquelle "les autorités devraient également veiller à ce que les femmes reçoivent des informations adéquates sur ces procédures".

La Pologne devrait également "inclure dans la législation l'obligation pour les hôpitaux d'orienter un patient vers un établissement alternatif de soins de santé si un service médical est refusé pour des raisons de conscience, et de contrôler effectivement son respect dans la pratique".

La Pologne, pays majoritairement catholique, a l'une des lois les plus restrictives en matière d'avortement en Europe, notamment depuis l'entrée en vigueur fin janvier d'un arrêt controversé l'interdisant pratiquement.