Le présentateur du journal a flingué, en direct durant son JT de 13 heures sur TF1, "les inconhérences" qui "donnent un peu le tournis" de la stratégie de déconfinement en France. Des propos que n'a pas fustigé la Ministre de la Justice Nicole Belloubet, contrairement à ce qu'un compte parodique a relayé.

En Belgique, la stratégie de déconfinement et les mesures annoncées par le gouvernement Wilmès vendredi dernier sont largement commentées. Et critiquées, certains citoyens fustigeant le caractère "économie avant l'humain" des mesures annoncées. Mais il n'y a pas que chez nous que la levée progressive du confinement décidée par les autorités fait grincer les dents.

En France aussi, certaines mesures qui peuvent sembler illogiques irritent. Et elles piquent même Jean-Pierre Pernaut au vif, indéboulonnable pape de la Grand-Messe de l'Info à 13h sur TF1. Qui, en plein JT confiné vendredi dernier, n'a pas hésité à profiter de la Tribune de millions de téléspectateurs en direct que lui procure le 13 heures pour dévier de son rôle et pousser un coup de gueule qui fera date.

Après une première sortie depuis le début du confinement pour "un rendez-vous important", le journaliste a décrit une situation qui tranche avec celle qu'on dépeint parfois dans les médias : "Dans une ville à côté de chez moi, un monde fou sur les trottoirs, des adultes, des enfants qui jouent, plein de monde, sans masque et sans contrôle. Quel contraste avec les reportages où l'on nous montre des PV infligés à des gens qui se promènent tous seuls sur une plage, à la montagne ou en forêt alors qu'il n'y a aucun risque dans les régions où il n'y a pas de virus. Tout cela paraît incohérent."

Et de poursuivre : "C'est comme les masques interdits en pharmacie mais autorisés chez les buralistes, comme les fleuristes fermés pour le 1er mai mais les jardineries ouvertes, comme les cantines bientôt ouvertes mais les restaurants toujours fermés... On a du mal à comprendre tout ça ! Entre les infos, un jour, sur un déconfinement par région, le lendemain, ce n'est plus par région. Un jour, l'école est obligatoire, le lendemain, elle ne l'est plus. Tout cela pour 15 jours de cours, puisqu'il n'y aura qu' un enfant sur les deux dans les classes. Tout cela donne un peu le tournis..."

Ce coup de sang, largement commenté, n'a pas fait l'objet d'une réaction de Nicole Belloubet, ministre de la Justice. C'est un compte parodique, sur Twitter, qui aurait prétendument fait dire à la mInistre que les propos de Jean-Pierre Pernault vont "faire l’objet d’une sanction pénale". "Il est inadmissible qu'en France un présentateur télé puisse impunément critiquer le pouvoir en place", tweetait le compte, fictivement.


Il n'en est rien, et le gouvernement à dû aller jusqu'à démentir la véracité des propos virtuels de la garde des Sceaux. De là à dire que l'initiative de Jean-Pierre Pernaut a plu, à Matignon ou l'Elysée, il y a un pas...