Déjà en vigueur dans 25 départements, le couvre-feu à 18H00, s'étend désormais à l'ensemble du territoire métropolitain et "pour au moins 15 jours", comme l'a annoncé jeudi M. Castex. Face à la menace de nouveaux variants plus contagieux du coronavirus, il s'agit pour le gouvernement de "réduire encore davantage les contacts sociaux sur les heures de fin de journée".

La préfecture de Mayotte a confirmé samedi un premier cas de variant sud-africain et annoncé la suspension des liaisons maritimes et aériennes internationales pour 15 jours à partir de dimanche.

Le nombre de cas reste élevé en France avec 21.217 confirmés en 24 heures vendredi, et environ 20.000 nouveaux comptabilisés chaque jour depuis le début de l'année, bien loin des 5.000 espérés à la mi-décembre par le gouvernement, selon Santé publique France.

Les dérogations restent les mêmes qu'auparavant (déplacements professionnels, pour un rendez-vous médical, pour un motif impérieux...) mais les commerces doivent désormais baisser le rideau à 18H00.

Une mauvaise nouvelle de plus, à quelques jours du début des soldes, mais aussi pour les restaurants également fermés jusqu'à mi-février et qui essaient de surnager grâce aux ventes à emporter.

Les écoles ont ouvertes mais les activités sportives scolaires et périscolaires en intérieur sont suspendues et le protocole sanitaire dans les cantines sera renforcé.

Vaccination

Jean Castex a appelé à une vaccination "dans le calme", reconnaissant que les cinq millions de personnes de plus de 75 ans ne pourraient pas être vaccinées "en quelques jours", au moment où le groupe américain Pfizer tente de rassurer sur le ralentissement des livraisons de vaccins en Europe.

Le Premier ministre, en visite à Lyon pour promouvoir le plan de relance du gouvernement, a précisé que 390.000 personnes avaient été vaccinées à ce jour en France et qu'un million de rendez-vous de vaccination avaient été pris.

Et alors que le "monsieur vaccin" du gouvernement, Pr Alain Fischer, n'écarte pas la possibilité de vacciner aussi les enfants, des élus continuent de dénoncer la lenteur de la livraison des vaccins ou les difficultés pour obtenir un rendez-vous.

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Lundi, la campagne de vaccination va donc s'élargir aux personnes de plus de 75 ans ne vivant pas en Ehpad, ainsi qu'aux personnes présentant des pathologies à haut risque (insuffisances rénales chroniques, cancer sous traitement...).

Vendredi, 833 centres étaient "ouverts et accessibles à la réservation", a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran. Pourtant, la prise de rendez-vous, possible depuis jeudi matin, s'apparente parfois à un parcours du combattant, même si "plus d'un million de rendez-vous ont été pris vendredi", selon le ministère de la Santé.

Le site sante.fr, qui devait initialement rediriger vers l'une des trois plateformes privées de réservation, n'affichait samedi qu'une liste des lieux de vaccination par département. Et les créneaux de vaccination de nombreux centres affichaient complets samedi à la mi-journée.

"On ne va pas avoir plus de 80 vaccinations par jour dans nos (20) centres. C'est absurde! On pourrait en avoir 10 fois plus!", a déploré l'adjointe à la Santé de la mairie de Paris, Anne Souyris, sur BFMTV.