Le Danemark, où la progression du virus est "spectaculaire", pousse les précautions encore plus loin et commence à adopter les mêmes mesures qu'en Italie pour contrer la pandémie de coronavirus.

Fermeture des écoles, des universités et des bibliothèques, interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes, fonctionnaires priés de rester chez eux: le Danemark a présenté mercredi soir des mesures sévères pour contrer la progression du nouveau coronavirus, qui y a contaminé plus de 500 personnes. "Cela va beaucoup trop vite, c'est pour cela que les autorités intensifient les mesures. Nous devons empêcher la maladie de se propager", a justifié la chef du gouvernement, Mette Frederiksen, lors d'une conférence de presse.

"Au Danemark, nous constatons l'augmentation la plus spectaculaire du nombre de personnes infectées en Europe", a renchéri le ministre de la Santé, Magnus Heunicke.

Les crèches, établissements scolaires et universitaires publics seront officiellement fermés à partir de lundi pour deux semaines. "Je veux encourager toutes les familles qui ont la possibilité de garder leurs enfants à la maison dès demain de le faire", a dit Mette Frederiksen. Les bibliothèques et centres culturels fermeront eux à partir de vendredi et les fonctionnaires, dont le rôle n'est pas crucial, sont aussi priés de rester chez eux à partir de ce jour.

Ces mesures sont valables deux semaines dans un premier temps. Le gouvernement travaille aussi sur l'interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes et s'attend à l'adoption d'une loi d'ici la fin de la semaine. L'interdiction devrait être applicable notamment aux restaurants et aux boîtes de nuit.

"Certains vont perdre leur emploi"

Les dirigeants danois sont dans l'urgence et n'hésitent pas à imaginer le pire pour leur économie.  "Dans des circonstances normales, un gouvernement ne présenterait pas de telles mesures sans avoir toutes les solutions prêtes pour les nombreux Danois concernés. Mais nous sommes dans une situation extraordinaire." La Première ministre a également ajouté: "Nous ne passerons pas à travers cette épidémie sans frais. Les entreprises fermeront. Certains vont perdre leur emploi."