L'homme d'affaires, qui serait domicilié à Cannes, sera présenté mercredi au parquet général d'Aix-en-Provence. L'intention serait de remettre l'homme aux autorités belges. Le parquet de Bruxelles n'était pas en mesure de commenter l'affaire mercredi. Fin avril 2020, en pleine crise sanitaire, le gouvernement Wilmès avait promis un masque en tissu pour chaque Belge. Le ministère de la Défense avait alors lancé un appel d'offres public et avait finalement choisi deux entreprises: la luxembourgeoise Avrox et la gantoise Tweed&Cotton. La première s'était vu attribuer une livraison de 15 millions de masques, tandis que la seconde en fournirait 3 millions. La plupart des masques ont maintenant été distribués par les pharmacies.

Le parquet de Bruxelles avait ouvert une enquête sur cet achat à Avrox en juin, après que plusieurs entreprises ont protesté contre, estimant avoir été injustement exclues de l'appel d'offres et parce que de nombreuses questions se posaient concernant l'entreprise, qui ne semblait pas avoir d'expérience dans le secteur. La société avait alors déclaré qu'elle était pleinement convaincue que rien ne pourrait être utilisé contre elle.

Cependant, on a appris à la fin février que les masques Avrox commandés par le gouvernement étaient potentiellement dangereux pour la santé.

Des perquisitions ont également été menées mardi dans différents pays européens dans le cadre de cette enquête qui, selon le parquet de Bruxelles, porte sur des charges de faux et usage de faux, escroquerie, blanchiment et entrave à la liberté des enchères.