"Nous dénonçons sans équivoque l'occupation temporaire de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Russie", assurent les sept pays les plus riches du monde quasiment sept ans jours pour jour après le début du conflit. "Nous ne reconnaissons pas, et ne reconnaîtrons pas les tentatives de la Russie visant à légitimer cette occupation".

Cette déclaration rejoint les propos du président américain Joe Biden lequel avait affirmé fin février qu'il n'accepterait "jamais" l'annexion par la Russie de la péninsule de Crimée en Ukraine.

Signe de la volonté de la nouvelle administration américaine de s'opposer plus fermement à la Russie: M. Biden a qualifié mercredi le président russe Vladimir Poutine de "tueur", provoquant la colère de Moscou.

Le conflit entre les combattants soutenus par la Russie et les troupes ukrainiennes a fait plus de 13.000 morts depuis 2014, quand la Russie a annexé la Crimée et que des forces pro-russes dans l'Est de l'Ukraine se sont rebellées contre Kiev.

"Sept ans après l'annexion illégitime et illégale de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Russie, nous réaffirmons notre soutien inébranlable et notre attachement à l'indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues", insistent les ministres des Affaires étrangères du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) ainsi que le haut-représentant de l'Union européenne.

"En faisant usage de la force contre l'intégrité territoriale de l'Ukraine, la Russie a ouvertement violé le droit international et contrevenu à ces principes", ajoutent-ils.

Les signataires s'opposent "fermement à la poursuite de la déstabilisation de l'Ukraine par la Russie, et notamment aux actions que celle-ci mène dans certaines zones des régions de Donetsk et de Lougansk, au mépris des engagements qu'elle a pris dans le cadre des accords de Minsk".

"L'avènement de la paix passe par la mise en oeuvre totale des accords de Minsk. La Russie est partie au conflit en Ukraine orientale, et non médiatrice dans ce conflit", poursuivent-ils.