Cinq partis n’ayant pu obtenir de siège ont organisé ces actions de protestation à différents endroits de la ville. Certains appelaient à l’organisation d’un nouveau vote.

Des formations politiques proches du président prorusse Sooronbay Jeenbekov ont dominé le scrutin dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale, réputée connaître un certain pluralisme mais régulièrement secouée par des crises politiques.

Les partis Birimdik et Mekenim Kirghizstan, favorables à une intégration renforcée de Bichkek au sein de l’Union économique eurasiatique promue par Moscou, ont remporté chacun 25 % des voix, après dépouillement de 98 % des bulletins. Birimdik compte dans ses rangs le frère cadet du président, tandis que Mekenim Kirghizstan est soupçonné de représenter les intérêts du clan de Rayimbek Matraïmov, ex-responsable politique visé par des manifestations anti-corruption.

Trois partis ayant échoué à atteindre ce seuil ont organisé deux manifestations lundi, l’une ayant réuni quelques centaines de personnes et l’autre plusieurs milliers. Un candidat d’un parti d’opposition a même promis, sous les applaudissements de la foule, de rassembler "20 000 à 30 000 personnes et de renverser pacifiquement" le gouvernement.