La Russie va riposter aux sanctions "inamicales" annoncées par Londres contre 49 personnes et organisations, dont 25 Russes, dans le cadre d'un nouveau mécanisme pour punir les violations des droits humains, a indiqué mardi le Kremlin. 

"Nous ne pouvons que regretter ces mesures inamicales", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Bien évidemment, le principe de réciprocité sera appliqué", a-t-il souligné.

La liste noire publiée lundi par le ministère britannique des Affaires étrangères comprend notamment 25 citoyens russes accusés d'être impliqués dans la mort en détention en 2009 de Sergueï Magnitski, juriste du fonds d'investissement Hermitage Capital.

Parmi eux figure Alexandre Bastrykine, patron du puissant Comité d'enquête, chargé des principales affaires criminelles.

L'ambassade russe à Londres a dénoncé ces sanctions dans la foulée comme une volonté de "faire pression sur des Etats souverains", soutenant que les enquêteurs et les juges russes travaillaient "indépendamment du pouvoir exécutif".

Les relations entre Londres et Moscou se sont dégradées ces dernières années sur fond d'opposition sur les conflits en Syrie et en Ukraine. Londres accuse par ailleurs Moscou d'avoir empoissonné en Angleterre, en 2018, l'ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille, des accusations rejetées en bloc par la Russie.