Deux de ses ministres ont aussi avoué ne pas disposer de cette application. "Oui je pousse les Français à le faire, mais je ne l'ai pas fait", a déclaré M. Castex, interrogé sur ce point. Le Premier ministre a mis en avant "les fonctions qui sont les (s)iennes" qui font notamment qu'il ne prend "plus le métro" et donc le conduisent "malheureusement" à croiser moins de monde.

Deux autres ministres présents en plateau ont eux aussi avoué ne pas disposer de cette application: celui de la Justice Eric Dupond-Moretti et la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa.

Assis derrière le Premier ministre, les ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin, de la Transition écologique, Barbara Pompili, de la Santé, Olivier Véran, entre autres, levaient la main pour signifier qu'ils avaient eux téléchargé l'application.

L'application française StopCovid, sortie en juin, doit permettre à ses utilisateurs d'être prévenus s'ils ont croisé récemment, à moins d'un mètre et pendant plus de 15 minutes, un autre utilisateur qui s'est découvert contaminé par le coronavirus responsable du Covid-19. Elle a cependant été critiquée dès sa sortie, certains craignant qu'elle représente un premier pas vers une société de surveillance, et son efficacité est pour l'heure jugée limitée.

En Belgique, l'application de traçage numérique des contacts devrait être disponible pour le grand public dès la fin du mois, indiquait mi-septembre la présidente du comité interfédéral Testing & Tracing (CIF), Karine Moykens. Deux-tiers des Belges indiquent qu'ils utiliseront cette application, baptisée "CoronAlert", si elle respecte la vie privée, selon une enquêt de l'UAntwerpen.