"J'ai pris la décision de quitter mes fonctions", a déclaré M. Gakharia lors d'une réunion gouvernementale retransmise à la télévision, disant voir dans cette décision judiciaire un "risque pour la santé et la vie de nos concitoyens et qui créé la possibilité d'une escalade politique dans le pays".

Cet opposant, Nika Melia, dirigeant du Mouvement national unifié (MNU), un parti fondé par l'ex-président en exil Mikheïl Saakachvili, est accusé par la justice d'avoir organisé des "violences de masse" en 2019.

Un tribunal géorgien a ordonné mercredi son placement en détention provisoire. Il encourt neuf ans de prison.

Ses partisans dénoncent pour leur part des poursuites politiques et ont averti qu'ils allaient résister à toute tentative de la police de l'arrêter.

L'opposant se trouve à Tbilissi au siège du parti, où les dirigeants de la quasi-totalité des formations d'opposition se sont réunis dès mercredi pour le soutenir.

Mercredi soir, la télévision géorgienne a montré des images de la police antiémeute s'approchant des locaux.

Un emprisonnement de M. Melia risque d'aggraver la crise politique secouant la Géorgie depuis les élections législatives d'octobre, entachées de fraudes selon l'opposition.

M. Melia a dénoncé auprès de l'AFP mercredi les poursuites le visant comme une "absurdité judiciaire".