Comme d'autres régions européennes sévèrement affectées par le coronavirus, le département de la Mayenne, dans la région du Pays de la Loire, a été classé ce samedi en zone rouge par le SPF Affaires Etrangères.

Une décision qui n'a pas plu à Olivier Richefou, président de ce département français. Dans une lettre adressée au vice-premier ministre belge Koen Geens, O. Richefou dénonce une classification "qui ne correspond pas à la situation sanitaire du Département de la Mayenne, mais à un engouement médiatique appuyé par les annonces de l'Agence Régionale de la Santé (ARS)". Le président du département étaye ensuite ses propos par des chiffres, affirmant que le département possède désormais un taux de positivité de 2,6%, bien inférieur à celui de juillet, qui s'élevait alors à 9%.


Néanmoins, le président ne mentionne pas le taux d'incidence de son département, qui s'élevait à 111,7 cas pour 100.000 habitants vendredi, selon l'ARS. Un taux bien plus élevé que ses départements voisins de Sarthe ou de Maine-et-Loire, dont les chiffres totalisaient respectivement 12,7 et 8,0 cas pour 100.000 habitants.

La Mayenne est d'ailleurs le seul département de France Métropolitaine à être classé en "situation de vulnérabilité élevée" par Santé Publique France, aux côtés des départements d'Outre-mer de Guyane et de Mayotte.

Dans sa lettre, également publiée sur Twitter, Olivier Richefou invite Koen Geens à se rendre compte de la bonne maîtrise de l'épidémie sur place: "Je serai ravi d'accueillir M. le Vice-Premier ministre pour lui montrer la gestion de l’état sanitaire par les acteurs mobilisés, le respect des gestes barrières et du port du masque par les Mayennais, et lui faire découvrir tous les atouts de la Mayenne". 

Interrogé par TF1 sur la question de la classification de son département en zone rouge par les autorités belges, M. Richefou a néanmoins tempéré: "Je n'en veux pas aux Belges. Nos amis belges, qui représentent environ 15% des touristes en Mayenne, n'ont fait que suivre les autorités sanitaires françaises qui communiquent sur ces dossiers". 

Olivier Richefou dit vivement regretter la stigmatisation que subit son département depuis le début de l'épidémie, et vouloir privilégier un système différent de classification.