"Ils ont de leur côté une chose que la force brutale ne pourra jamais vaincre: la vérité. N'abandonnez pas votre combat. Nous sommes à vos côtés", a tweeté David Sassoli.


Cette candidature était soutenue par les principaux groupes politiques du Parlement, notamment le PPE (droite), S&D (socialistes et démocrates) et Renew Europe (centristes et libéraux).

"Une récompense pour le peuple"

Le prix Sakharov est "une récompense pour le peuple bélarusse", a salué la dirigeante de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa depuis le Danemark. "Ce n'est pas ma récompense personnelle, c'est une récompense pour le peuple bélarusse", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Copenhague, où elle effectue une visite de deux jours.

"Je ne serais personne sans le peuple bélarusse. Et de la même façon s'il n'y avait pas de leader, le peuple bélarusse ne serait pas capable de s'unir pour continuer la lutte", a affirmé la meneuse du mouvement contre le président Alexandre Loukachenko.

"C'est un signe pour notre régime devant d'autres pays que notre combat pour la dignité humaine, les droits humains, sont très importants pour nos pays voisins", a-t-elle encore salué. "Nous nous battons et nous n'allons pas abandonner", a promis la politicienne de 38 ans, contrainte à l'exil en Lituanie.

La récompense du Parlement européen devrait susciter la réprobation de Minsk, mais aussi celle de Moscou, soutien du président Loukachenko. Les autorités russes avaient déjà dénoncé le choix du lauréat en 2018, le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, alors emprisonné.

Depuis le scrutin présidentiel controversé du 9 août, le Bélarus est le théâtre d'une contestation de masse inédite contre la réélection d'Alexandre Loukachenko, le président ayant établi depuis 1994 un régime inspiré du dirigisme économique et politique soviétique.