"La cour ordonne la prolongation de la suspension du procès jusqu'au lundi 30 novembre", a annoncé le président de la cour d'assises spéciale Régis de Jorna, en estimant que l'usage de la visioconférence, un temps envisagé, n'était à ce stade pas "nécessaire".

Ce nouveau délai pourrait permettre à l'accusé, Ali Riza Polat, de se rétablir, une expertise médicale complémentaire réalisée dimanche ayant conclu que "la disparition des vomissements" dont souffre ce dernier pouvait être "envisagée dans un délai de 4 à 5 jours".

Il permettra par ailleurs au conseil d'Etat de se prononcer sur l'usage de la visioconférence, autorisé par une ordonnance du gouvernement mais auquel la quasi totalité des avocats de la défense et des parties civiles présents au procès Charlie sont opposés.

Le procès avait été suspendu le 31 octobre après la découverte de trois cas de contamination au coronavirus parmi les accusés, dont M. Polat, présenté comme le "bras droit" du tueur de l'Hyper Cacher Amédy Coulibaly et jugé pour "complicité" de crimes terroristes.

Cette suspension avait été prolongée le 16 novembre en raison de "troubles digestifs" persistants chez M. Polat, incarcéré dans une prison parisienne.

Quatorze personnes, dont trois par défaut, sont jugées depuis le 2 septembre pour leur soutien logistique pré