Selon un article de la Tribune de Genève, l'ancien roi d'Espagne Juan Carlos dissimulait 100 millions de dollars en Suisse.

Il aurait reçu de l'argent du roi Abdallah d'Arabie Saoudite. Le motif de ce "cadeau" sans contrepartie reste flou. À la même époque, l'Espagne et la France se disputaient un contrat à 6 milliards d'euros pour la construction d'une ligne de train reliant Médine et La Mecque. L'Espagne a obtenu le contrat. Si l'argent au centre de cette affaire était un pot-de-vin, l'argent aurait circulé dans l'autre sens, de l'Espagne vers les Saoudiens.

La justice genevoise, en collaboration avec les magistrats espagnols, n'y voit donc pas encore tout à fait clair dans cette affaire et n'a pas « mis en prévention » Juan Carlos Ier. Ce dernier bénéficiait encore en 2008 d'une immunité. Pour le moment, l'enquête ouverte pour « soupçon de blanchiment d'argent aggravé » vise la banque Mirabaud qui aurait conservé l'argent de l'ancien roi d'Espagne (1975-2014) et trois personnes dont la princesse Corinna zu Sayn-Wittgenstein, d'origine danoise, considérée comme l'ancienne maîtresse de Juan Carlos.

Les avocats contactés estiment que l'accusation du procureur ne tient pas, l'origine des fonds n'étant pas illégale. Le compte en question a été clôturé en 2012, suite au scandale impliquant le roi d'Espagne qui chassait l'éléphant au cours d'un safari alors que son pays était en pleine crise.

Pour l'instant, il semble donc peu probable que l'ancien souverain de 82 ans soit inquieté par cette affaire. De son côté, l'Arabie saoudite redit qu'il s'agissait d'un cadeau d'un roi réputé pour sa générosité.