L’affaire était entendue : pour la séance plénière du 14 au 17 septembre, le Parlement européen regagnerait ses pénates strasbourgeoises, désertées depuis février.

En raison de la propagation du coronavirus, les dernières plénières avaient été transférées à Bruxelles, où elles s’étaient déroulées sur deux ou trois jours, avec un système de vote à distance, l’essentiel des 705 députés n’étant pas physiquement présent. Mais il y a un double obstacle à un retour à Strasbourg.

Un : Il est permis de se demander s’il est bien prudent de déplacer plusieurs centaines de personnes vers Strasbourg, surtout celles qui proviennent d’une zone rouge comme, tiens, Bruxelles. Deux : l’Alsace vient de rebasculer en zone rouge.

Le président du Parlement, David Sassoli, attend l’évaluation des autorités françaises du risque sanitaire. La décision finale sera prise par la conférence des présidents du Parlement, la semaine prochaine. L’humeur n’est pas exactement à la transhumance.