Le dernier hommage à Jacques Chirac a été rendu devant une foule émue et recueillie samedi dans le département rural de la Corrèze, dans le sud-ouest de la France, berceau de la carrière politique de l'ancien président français et terre de ses racines familiales. 

"Je ne peux dire que merci au nom de mon père et de ma maman qui est avec nous depuis Paris", a déclaré sa fille, Claude Chirac, accompagnée de son mari mais sans la veuve de l'ancien président, Bernadette Chirac, affaiblie.

Face à elle, quelque 200 personnes, surtout des habitants, étaient rassemblées sur la place de Sainte-Féréole, village de jeunesse de Jacques Chirac, décédé le 26 septembre et inhumé lundi dernier à Paris. Le village était jalonné pour l'occasion de portraits de l'ancien président à plusieurs moments de sa vie.

La famille de Jacques Chirac avait tenu à ce que ce dernier hommage ait lieu en Corrèze. "Dans l'enfance et l'adolescence, Jacques Chirac s'est construit ici", a rappelé Henri Soulier, le maire du village. Elu conseiller municipal en 1965 à Sainte-Féréole, Jacques Chirac est devenu deux ans après député de la Corrèze et y sera réélu sans discontinuité jusqu'à son accession à l'Élysée en 1995.

L'édile a proposé, avec l'accord de la famille, que cette place qui porte le nom d'un résistant soit rebaptisée "Place Jacques-Chirac".

La famille, le maire, ainsi que d'autres officiels, se sont rendus au cimetière communal sur la tombe des parents de Jacques Chirac. Ils ont également consulté à la mairie les registres du conseil municipal où Jacques Chirac débuta en politique, avant de se rendre devant la modeste demeure familiale.

Après cette première étape d'"une journée du souvenir et de l'amitié", plus de 3.000 personnes ont participé, selon le conseil départemental, à une autre hommage, devant le musée Jacques-Chirac de Sarran (Corrèze), qui devait se conclure par un "buffet corrézien", en présence notamment de l'ancien président socialiste François Hollande qui fut son adversaire politique en Corrèze.